28 juin 2008

1447

un édifice s'efface avec tact
laissant la voie libre mais sans grâce
à quelque artefact inconsistant
une désopilographie infecte
quelques artifices sans feu
un chaud effroi de rien

une pensée intacte
coule néanmoins austère
vers une mer intérieure
criblée de points puissants
vers une rive interdite
qu'indigne j'égratigne
d'un soupir de rêve
d'un sursaut de jeunesse

j'vais m'refaire un café
aussi noir qu'une ancre naufragée

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